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Ricardo a mijoté un plan pour chaque occasion. Des recettes pour le moins diversifiées, infiniment pratiques et totalement délectables ! Parce qu'on reçoit tous de la visite !
La date de l'entrevue : 24 février 2009
Comment avez-vous découvert votre vocation pour la cuisine ?
C'est plus un hasard qu'une planification. J'avais étudié en gestion hôtelière à l'ITHQ à Montréal et en radio télédiffusion à Ottawa. J'ai commencé à travailler à Radio-Canada en Saskatchewan. Tout le monde savait que je faisais des repas, tout le monde venait chez moi. Les vacances d'été arrivaient et ils voulaient quelqu'un pour parler de cuisine et c'est moi qui ai été choisi. Ça a très bien fonctionné. Je suis revenu à Montréal, j'ai continué à faire ça en attendant un autre emploi en radio et finalement c'était une passion. Je me disais qu'il fallait que je me trouve un bon emploi, que ça n'avait pas de sens, que je ne pouvais pas travailler toute ma vie en étant heureux, qu'il fallait souffrir un peu. Et j'ai réalisé que ça allait être ça ma vie.
Pourquoi avez-vous choisi d'écrire On a tous de la visite ?
Parce qu'on en a tous. J'avais plein d'amis qui sont bons en cuisine et qui chialaient souvent pour savoir ce qu'ils allaient faire. Il y avait 10 000 raisons pour chialer. Je me demandais pourquoi on chialait, même moi je chialais.
De la visite, on en a tous et on va toujours en avoir jusqu'à la fin de notre vie. On devait plutôt trouver une façon de trouver ça intéressant. Tout le monde était bien d'accord et c'est parti comme ça. On s'est mis autour de la table et on s'est mis à choisir tous ensemble toutes les raisons qu'on avait de chigner. Toutes les phrases qui sont là sont des phrases que l'on a sorties et tout le monde était d'accord sur ces phrases là.
De toutes les phrases que l'on a sorties, j'ai gardé celles qui étaient unanimes, qui plaisaient à tout le monde.
En quoi ce livre se différencie-t-il des autres livres que vous avez écrits ?
On voulait un livre qui allait faire sourire les gens. On voulait un portrait de qui on est. Le titre de chacun des chapitres est un prétexte à découvrir un type de cuisine. « Ils sont toujours en retard » devenait un prétexte pour mijoter des plats qui peuvent justement attendre, les petits-déjeuners, c'est pour ceux qui restent à coucher. Chaque thème est devenu un prétexte pour aller ailleurs. Je ne voulais pas faire un livre pour dire aux gens quoi faire. Ils ont juste à aller dans une des sections qui les concernent et les recettes vont correspondre à ce besoin là.
Vous êtes-vous retrouvé personnellement dans toutes les situations du livre (« Ah non, ils couchent ici ! », « On dirait qu'ils vont rester à souper », « Chérie, j'ai invité le boss à souper », « Ils sont toujours en retard », « Les français débarquent », etc.) ou bien ce sont des situations vécues par votre entourage ?
À peu près toutes. Même ceux qui restent à coucher, ça nous est déjà arrivé. Ce sont des phrases qui ont été trouvées collectivement mais que tout le monde avait vécu.
Lorsque vous recevez, quelle est la chose la plus importante pour vous ?
Que les gens se sentent bien. Qu'ils ne sentent pas qu'ils ont un rôle à jouer. Il faut juste qu'ils aient envie de se détendre, de discuter. Il ne faut jamais oublier la raison pour laquelle on fait un repas : au-delà de la nourriture, c'est de se retrouver avec les gens qu'on aime. La nourriture devient alors un prétexte, un bon prétexte. Ce qui est le plus important, ce sont les gens avec qui on mange et non ce qu'on va manger. Il ne faut jamais l'oublier. À partir du moment où on se met cela en tête, ça enlève beaucoup de pression en cuisine.
Quelle est votre recette préférée dans ce livre ?
Le pouding au chocolat.
D'où vous vient l'inspiration pour inventer toutes vos recettes ?
De mes amis, de mes voyages. Avec ma femme, on invente des recettes.
Par exemple, pour des recettes indiennes, on fait des brainstormings, on se dit ce qu'on aimerait bien manger dans la cuisine indienne, on fait une liste et on invente des recettes. On invente des noms aussi.
Souhaitez-vous un jour ouvrir votre restaurant ?
Non, c'est trop demandant. Je tiens à profiter de ma famille.
Vous êtes père de 3 filles. Partagez-vous votre passion de la cuisine avec elles ?
Autant que faire se peut. Elles ont toutes un caractère différent. Ce qui compte, c'est le désir d'être autonome.
Quels conseils donneriez-vous à quelqu'un qui veut apprendre à cuisiner ?
Essayer, faire et recommencer. On ne peut pas être bon au début, c'est normal. La répétition fait qu'on est bon. On devient bon.
Il faut être indulgent avec soi. C'est comme tout dans la vie, il faut répéter et répéter.
L'avantage avec la cuisine, c'est que les résultats viennent rapidement. On peut faire un gâteau, le louper et décider d'en refaire un autre.
Sur quoi travaillez-vous en ce moment ?
Le gâteau zébré. Ce sera peut-être un gâteau d'Halloween avec une toile d'araignée au milieu.
Pour terminer, quel message voudriez-vous lancer aux lecteurs ?
La cuisine est la base d'une santé familiale.
C'est le partage avec sa famille, ses amis et avec soi. C'est un cadeau que l'on se fait.
Ricardo Larrivée en 5 questions :
Le métier que vous rêviez d'exercer enfant ?
Architecte.
Le moment de la journée que vous préférez ?
Le coucher du soleil au moment où la lumière devient rasante.
Quelque chose qui vous fait rire ?
Mes enfants. Elles sont encore petites et à leur âge, elles me font beaucoup rire.
Le plus beau cadeau que vous ayez reçu ?
Le gène du bonheur. Je vois toujours le bon côté des choses. Je m'entoure de gens heureux.
La soirée parfaite pour vous ?
Une soirée tranquille avec ma femme et mes enfants, un feu dans le foyer tout en jouant et en grignotant des choses qu'on aime.
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